samedi 27 décembre 2014

Rameau - Les Indes Galantes (Opéra de Reims, décembre 2014)



Jean-Philippe Rameau : Les Indes Galantes (1735)
Opéra-ballet en un Prologue et quatre Entrées, sur un livret de Louis Fuzelier.

Prologue
Le Turc Généreux
Les Sauvages

Anouschka Lara – l’Amour, Zima
Françoise Masset – Hébé, Emilie, Adario
Jean-François Lombard – Valère, Damon
Virgile Ancely – Bellone, Osman, Don Alvar

Cristina Iosif, David Lippe, Claire Rabant – marionnettistes

Constance Larrrieu – mise en scène
Stéfany Ganachaud – chorégraphie
Antoine Vasseur – scénographie
Fanny Brouste – costumes
Françoise Michel – lumières

Antoine Vasseur – scénographie
Fanny Brouste – costumes
Stéfany Ganachaud – chorégraphie
Françoise Michel – lumières

Les Paladins
Samuel Crowther – flûte
Timothée Oudinot – hautbois
Jonathan Nubel, Vivien Steindler – violons
Samantha Montgomery – alto
Nicolas Crnjanski – violoncelle
Franck Ratajczyk – contrebasse
Jérôme Correas – direction et clavecin

Coproducteurs : La Comédie de Reims, CDN Institut International de la Marionnette de Charleville-Mézières, Opéra de Reims.

Opéra de Reims, 19 décembre 2014
 

 

Les Indes galantes, balet réduit à quatre grands concerts
 avec une nouvelle entrée complette (Ed. Boivin, 1735)




Créé en août 1735 à l’Académie royale de Musique, Les Indes Galantes (précédemment appelé Les Victoires galantes), furent données initialement dans une version qui ne comprenait que le prologue et les Entrées « Le Turc Généreux » et « Les Incas du Pérou ». Ce ne fut qu’en mars 1736 que l’on y adjoignit celle des « Sauvages », tout en modifiant celle des « Fleurs » préalablement ajoutée. Cela permit à Rameau de remployer l’air des Sauvages déjà inclus dans ses Nouvelles suites de pièces de clavecin de 1728.

Ouvrage ramiste chéri des programmateurs depuis 1925 (dans une version de Paul Dukas à l’Opéra-Comique) puis 1952 (la célèbre production de Maurice Lehmann à l’Opéra de Paris, façon revue de grand luxe, qui marqua les esprits mais n’avait plus grand-chose à avoir avec Rameau) jusqu’en cette année 2014 célébrant le compositeur, ce « ballet héroïque » a finalement peu quitté les scènes lyriques, en comparaison avec les autres ouvrages du Dijonnais…
C’est dans une version chambriste que nous revient à Reims cet ouvrage si aimé du public. Version qui renoue avec certaines pratiques qui dirent bien en leur temps la vogue de la musique de Rameau : tant les adaptations diverses (le compositeur les fit également paraître « réduites à quatre grands concerts »), que les parodies (dont une pour marionnettes, la Grenouillère galante de Carolet, présentée à la Foire Saint-Laurent en 1735).

Avec des moyens très limités, Constanze Larrieu a réussi la gageure de camper immédiatement des situations et des personnages qui prennent corps devant nous. Quelques accessoires lui suffisent pour créer une atmosphère. Alliée à une direction d’acteur espiègle et parfois narquoise, il n’en faut guère davantage pour que l’on s’intéresse aux tourments amoureux des protagonistes, aussi convenus soient-ils. Si le prologue est un peu conventionnel (Hébé semble un peu trop dépendre des congés payés version « sea, sex and sun » et Bellone du magasin de jouets du coin, avec ses quelques sabres en plastiques !), la première Entrée parvient, avec deux cordages et deux matelas, à faire théâtre de la nudité du plateau, grâce à l’art des chanteurs, parfaits comédiens, les très jolis éclairages de Françoise Michel et la présence poétique d’un couple de marionnettes (manipulées à vue par Cristina Iosif, David Lippe, Claire Rabant) qui redoublent les malheurs d’Emilie et Valère. L’Entrée des Sauvages suscite une image très Douanier Rousseau d’une jungle verdoyante où volètent oiseaux et papillons (manipulés par les marionnettistes). Les tombés de panneaux aux grandes ramures évoquent le chatoiement du soleil à travers les frondaisons, et les deux occidentaux en goguette en quête de leur bonne fortune en paraissent d’autant plus déplacés dans ce décor, avec leurs uniformes constellés de médailles et leurs drapeaux respectifs qu’ils trainent derrière eux comme autant de souvenirs de leurs préjugés…

Les solistes arborent ces masques divers avec une bonne humeur communicative et un zeste de malice qui montrent qu’ils ne sont pas dupes de ces archétypes qu’ils endossent tour à tour, se coulant même dans des chœurs qui trouvent astucieusement leur place dans cette version réduite.
Il faut saluer en premier l’art protéiforme de Françoise Masset, dont la forte présence et le chic aristocratique se glissent avec aisance dans une Hébé solaire, une Emilie plaintive et désemparée et un Adario très convaincant. Par sa voix melliflue, sa diction claire et les accents qu’elle imprime à ses diverses incarnations, elle fait franchir aisément au spectateur les distances qui nous séparent de ces Indes fantasmagoriques et lointaines. Si Anouschka Lara témoigne d’une ravissante présence (sa Zima fait virevolter son éventail de plume comme une grande coquette, avec autant d’assurance qu’elle en montre dans son haut registre), il faut reconnaître que cette prometteuse et ravissante interprète manque encore d’un rien de clarté dans la diction (son Amour n’était pas très idiomatique) et souffre d’une émission parfois instable. Jean-François Lombard prête son élégance, et à un Valère très stylé, et à un Damon idéalement fat. Virgile Ancely manifeste l’autorité nécessaire à une Bellone dont on ne sait si elle est totalement de comédie et à un Osman noble à souhait… mais qui s’endort comiquement devant les redondances de la fin de son entrée... Son Don Alvar, hilarant dans ses postures psychorigides et affecté d’un accent espagnol à couper au couteau, complète ce panorama bigarré.

Jérôme Corréas (qui fut jadis une terrifiante Bellone à Aix-en-Provence sous la direction de William Christie) connait son Rameau sur le bout des doigts. Cela s’entend : malgré la minceur de ses effectifs, il sait extraire le suc de cette partition, toute de sensualité et d’énergie, et en faire apparaître l’intrinsèque séduction. Très exposés, les musiciens des Paladins, tous feux, tous flammes, en architecturent avec rigueur et saveur les différentes voix et laissent libre court à ces savantes constructions qu’ils colorent d’un trait, dont ils soulignent les murmures et les chants. (Chapeau bas à Samuel Crowther et à Timothée Oudinot dont la flûte et le hautbois apportent un surcroit de chaleur et de frémissement aux attraits d’un pupitre de cordes bien séduisantes.) Si l’on a l’habitude d’un Rameau plus charnu, on ne peut qu’être charmé par la ferveur qui se dégage de ces lignes de force ainsi dénudées en une épure qui gagne en force et en lumière tout au long de la soirée, pour culminer sur une chaconne qui donne vraiment envie de gambader sur son siège.

Ce texte a été rédigé pour ODB-Opera.

mercredi 24 décembre 2014

Strauss – La Chauve-souris (Opéra-Comique, décembre 2014)



Johann Strauss – La Chauve-souris

Opérette en  trois actes sur un livret de Karl Haffner et Richard Genée.
D’après Le Réveillon de Henri Meilhac et Ludovic Halévy.
Créée au Theater an der Wien le 5 avril 1874.
Nouvelle version française de Pascal Paul-Harang.

Gabriel von Eisenstein – Stéphane Degout
Rosalinde – Chiara Skerath
Adele – Sabine Devieilhe
Alfred – Philippe Talbot
Me Falke – Florian Sempey
Frank – Franck Leguérinel
Prince Orlofsky – Kangmin Justin Kim
Me Miro – Christophe Mortagne
Ida – Jodie Devos
Frosch – Atmen Kelif

Danseuse – Delphine Beaulieu

Mise en scène – Ivan Alexandre
Décors – Antoine Fontaine
Costumes – Jean-Daniel Vuillermoz
Lumières – Hervé Gary
Chorégraphie – Delphine Beaulieu

Les Musiciens du Louvre-Grenoble (orchestre et chœur)
Marc Minkowski – direction musicale

Théâtre national de l’Opéra-Comique, 21 décembre 2014



Pendant plus d’un siècle, de la fin du XVIIIème siècle à l’orée du XXième, les vaudevilles et opéras-comiques français ont été adaptés à Vienne avec le plus vif succès. C’est dans cette tradition là que s’inscrit la version autrichienne de la comédie en vaudeville Le Réveillon dont la création triomphale avait eu lieu au Théâtre du Palais-Royal le 10 septembre 1872  et où il sera joué 306 fois jusqu’en 1895. Il est toutefois cocasse d’apprendre que cette œuvre du célèbre tandem Meilhac et Halévy présentait de troublantes ressemblances avec une pièce berlinoise de Roderich Benedix, Das Gefängnis (1851)…

L’ouvrage, succès mondial, a eu bien du mal à s’imposer en France, d’abord pour des problèmes de droits d’auteurs mis en avant par Meilhac et Halévy et ensuite à cause du demi-succès de la première version française, Le Tzigane (1877) délocalisée en Hongrie et enrichie d’airs empruntés à Cagliostro in Wien et de trois morceaux composés par Strauss pour l’occasion. Il faudra tout de même attendre le 21 mars 1930 pour applaudir dans notre pays cet ouvrage, au Théâtre Pigalle, dans sa version originale datant de 1874 ! On serait curieux de découvrir la version française à la partition remaniée par Korngold pour ce même théâtre, trois ans plus tard, avec en tête de distribution l’exquise Jarmila Novotna et l’immense Jules Berry dans une production de Max Reinhardt.

Depuis le livret n’a cessé de connaître des actualisations pour mieux cibler les goûts spécifiques des divers publics. Ainsi, c’est dans une version fortement modernisée que La Chauve-souris est présentée à l’Opéra-Comique. Le chiroptère devenu gallican, guidé par Ivan Alexandre, en emprunte du coup des traits similaires à bien des opérettes françaises, Offenbach ou Hervé. Cela n’a rien qui étonne : Wagner lui-même, chanté en français, finit par ressembler à du Gluck ou à du Grand Opéra… Du coup, on ne peut s’empêcher de se demander si cette programmation était bien nécessaire : il reste tant d’œuvres plus adaptées à la mission de l’Opéra-Comique qui languissent honteusement dans des fonds de tiroir… Qu’importe, on ne boude pas son plaisir, et il est souvent bien grand !



L’intrigue ne pâtit guère de ce décalage spatio-temporel où ne restent guère d’allusions au contexte viennois d’origine : son fondement vaudevillesque (le mari, l’épouse, l’amant et des quiproquos en pagaille) se prête à nombre de réactualisations. En dépit de cette trame assez lâche (la vengeance n’est finalement qu’un prétexte), les nombreuses allusions et citations (Bizet et Gounod au coude à coude) finissent par sembler quelque peu plaquées dans le long monologue de Frosch (délivré avec une raillerie débonnaire par un Atmen Kelif parfait dans cet emploi), truffé d’allusions à l’actualité politique (vaudeville présidentiel et télé-réalité confondus) et culturelle (avec la menace sur la subvention des Musiciens du Louvre).



Si le premier acte, jubilatoirement enlevé et dirigé avec une ironique distanciation comme dans une séquence d’« Au théâtre ce soir » (dans un décor caricaturalement bourgeois et dont le symbole d’entente familiale, un sapin bien popote, ne cesse de chuter avec fracas), est tout à fait savoureux, le second ne fonctionne guère. C’est un peu longuet et du coup, l’acte se voit coupé en deux par une fausse panne d’électricité (annoncée avec gouaille par Jérôme Deschamps lui-même). On se lasserait rapidement, si ce n’était l’époustouflant numéro de revue d’une Sabine Devieilhe à l’abattage mirobolant et le rigolo clin d’œil à L’Ange bleu (la Csardas). C’est qu’on nous montre une fête bien peu festive et que la Mort conduit le bal, comme le strip-tease anatomique d’une danseuse (Delphine Beaulieu) le souligne avec lourdeur… De plus, le décalage temporel a privé le metteur en scène d’un commentaire approprié sur les mœurs défuntes de la « Grande Maison », et le bordel qui s’y substitue manque, et d’originalité, et de légèreté amère… Mais c’est sans doute l’époque qui veut cela : de même, l’extravagant prince russe a laissé place à un oligarque oriental ambigu qui dit bien, en filigrane, le renversement économique d’un monde où l’Occident n’ a plus qu’à offrir des « services »… Le détournement de la tradition viennoise (où des stars du chant viennent faire des apparitions de prestige pour les Fêtes) n’est même pas vraiment drôle : Kangmin Justin Kim (qui campe un Prince Orlofsky pâlichon) vient faire son numéro coutumier de « Kimchillia Bartoli » dans un « Agitata da due venti » épileptique, qui témoigne autant du délié de ses aigus que d’un comique lourdingue et potache.



Pour le troisième acte, le hall glacial de la prison n’est que l’inversion du lieu de la fête : la roche tarpéienne est bien près du Capitole ! Cet univers gris et déshumanisé, où le chant du pauvre Alfred est violemment conspué, dit aussi l’impossibilité du rêve et de l’évasion par l’art et l’imagination… Ainsi, l’irruption colorée des fêtards sonne-t-elle terriblement artificielle et cette « happy end » de convenance est encore plus invraisemblable que dans l’original…




Une distribution de haute volée vient heureusement pallier aux maladresses de la mise en scène. Ils nous entrainent dans ce tourbillon d’égoïsmes, de revanches et mesquineries en tous genres, malhabilement masquées par l’allant de la partition et l’humour du texte. En tête, Stéphane Degout, impérial dans ce portrait de viveur égoïste manipulé : il fait preuve d’un brio étincelant, noblesse oblige en bandoulière et petits arrangements par en dessous. Sa douce moitié, Chiara Skerath, trouve enfin sa voix avec la fausse Hongroise ; néanmoins sa composition de bourgeoise qui s’ennuie est tout à fait amusante. Son amant de cœur, en ténorissime incapable de distinguer la réalité du plateau et qui surjoue son personnage sans y penser, est incarné par un Philippe Talbot (remplaçant au pied levé Frédéric Antoun) qui s’empêtre avec effarement dans un rôle marital qu’il n’a guère l’habitude d’endosser. Florian Sempey est remarquable en cauteleux Me Falke ; il trouble, inquiète et sème sur son sillage un parfum méphistophélique. Franck Leguérinel trouve en directeur de prison l’occasion de prouver une fois de plus la finesse de son comique et la solidité de son art. Christophe Mortagne fait des apparitions remarquées en maître Miro plus aveugle qu’on ne le croit, et Jodie Devos prête son charme à une Ida dont le pragmatisme n’est jamais bien loin. Last but not least, en employée de maison geignarde et manipulatrice novice, Sabine Devieilhe est éblouissante : finaude et espiègle, séductrice dangereuse jouant de ses charmes et de ses aigus stratosphériques, son Adele se taille la part de la lionne. Décidemment, une grande interprète nous est née…



A la tête de ses Musiciens du Louvre déchainés, Marc Minkowski s’empare avec gourmandise, une fois de plus, d’une partition qu’il possède parfaitement. Etrangement, au fil de la soirée, sans doute par contamination avec la langue du livret, sa lecture sonne de plus en plus hexagonale et lorgne vers les maîtres français. Le chef contribue à faire de cette Chauve-souris un être hybride, souvent menaçant, et dont la feinte jovialité s’ouvre sur des abîmes qui n’en existent pas moins pour s’être refermés rapidement… Ce mélange de prestesse et de bravade, de joliesse sucrée et de trivialité, de valses brisées et de fluidité ludique, fait danser ces archétypes qui tourbillonnent vainement sous nos yeux et nous fait compatir un moment à leurs folies.




Photographies © Pierre Grobois / Opéra-Comique.

Ce texte a été rédigé pour ODB-opéra.

jeudi 18 décembre 2014

Teresa Berganza, une légende bien vivante (interview, 2007) (2)

L'inteview de 2007 se trouve ICI.


 La carrière de Teresa Berganza en France







La liste des concerts et des récitals est donnée en annexe du livre de T. Berganza et d'Olivier Bellamy intitulé Un monde habité par le chant, Paris, Buchet-Chastel, 2013, pp. 171-201.

28 février 1957, débuts en France, premier concert à l'étranger
Paris, TCE, concert Manuel De Falla
Orchestre National de France,
Ataulfo Argenta, dir.

26 juillet 1957, Aix,
Cosi fan tutte (Dorabella)
Rosbaud / Cortis / Balthus
avec T. Stich-Randall, M. Adani, L. Alva, R. Panerai

3 et 4 août 1957, Deauville, Théâtre du Casino
Le Nozze di Figaro (Cherubino),
Rosbaud / Sarrazin / Clavé
G. Sciutti, Betti, Roblot, Campo, M. Sénéchal

21, 26, 30 juillet 1958, Aix-en-Provence
Il Barbiere di Siviglia
CM Giulini/ M. Sarrazin / A. Derain
avec R. Panerai, M. Cortis

13, 19, 25, 30 juillet 1960, Aix,
Le Nozze di Figaro (Cherubino)
Gielen / Sarrazin / Derain
avec T. Stich-Randall, R. Panerai, …

23 et 28 juillet 1960, Aix,
Didon et Enée,
Dervaux / Crochot / Lalique
avec G. Souzay

mars 1961, Nice, Palais de la Méditerranée
[Elle omet Les Nozze à Nice en mars 1961 qui figure dans l'ouvrage de Robert Rourret, Nice et l'opéra, Nice, 2012, p. 100.]
Le Nozze di Figaro (Cherubino)
avec Paul Schöffler, Benno Kusche, Hanny Steffek, Jean Giraudeau

12, 18, 24, 28 juillet 1961, Aix,
Cosi fan tutte (Dorabella)
Gielen / Cortis / Balthus
avec T. Stich-Randall, M. Adani, L. Alva, R. Panerai

16, 23, 29 juillet 1961, Aix,
L’Incoronazione di Poppea, (Ottavia ),
Bartoletti / Crochot / Lalique
avec J. Rhodes, R. Massard, R. Panerai,

24 et 30 juillet 1961, Aix,
Didon et Enée,
Dervaux / Crochot / Lalique

26 et 28 avril 1962, Nice,
Il Barbiere di Sevilla, (Rosina)
P. Dervaux / ?
avec R. Panerai et P. Montarsolo

12, 19, 25, 30 juillet 1962, Aix,
Le Nozze di Figaro (Cherubino)
Gielen / Sarrazin / Clavé avec I. Ligabue, Kunz, Adani

12, 19, 24, 30 juillet 1964, Aix,
Le Nozze di Figaro (Cherubino)
Maag / Meyer / Calvé
avec T. Stich-Randall, G. Bacquier, …

23 et 28 juillet 1964, Aix,
L’Incoronazione di Poppea (Octavia)
Rivoli / Crochot /Lalique
avec J. Rhodes, R. Massard, …

12, 18, 27, 31 juillet 1965, Aix,
Cosi fan tutte (Dorabella)
Baudo / Cortis / Ganeau
avec T. Stich-Randall, M. Adani, M. Sénéchal, Ganzarolli

25 et 29 juillet 1965, Aix,
Il Barbiere di Sevilla (Rosina),
Rivoli / Sarrazin / Derain
avec R. Panerai, Spina, Cortis, Calabrese

11, 14, 16, 19 mai et 12, 18, 21, 26, 28 septembre 1973, Paris, Garnier,
Le Nozze di Figaro (Cherubino),
Mackerras / Strehler / Frigerio
avec T. Krause, M. Price, J. Van Dam, M. Freni / L. Popp (sept), J. Berbié, K. Moll, M. Sénéchal

2, 4, 6 décembre 1974, Paris, Opéra,
Le Nozze di Figaro (Cherubino),
Jacquillat / Strehler / Frigerio
avec G. Bacquier, P. Lorengar / E. Soderstrom / E. Lear / E. Harwood / E. Brunner / M. Price, T. Krause, D. Perriers / L. Popp

23, 26, février, 6, 8, 10, 12 mars 1976, Paris, Garnier,
Le Nozze di Figaro
Bertini / Strehler / Frigerio
avec G. Bacquier, M. Price, J. Van Dam, T. Stratas,

8, 11, 14, 16, 18, 22, 25 juillet et 19, 22, 25 et 28 octobre 1977, Paris, Garnier,
La Cenerentola,
Lopez-Cobos / Rosner / Schoendorff

24, 26, 29, 31 mai et 3 juin 1978, Paris, Garnier,
Le Nozze di Figaro (Cherubino),
Bertini / Strehler / Frigerio
avec T. Krause, C. Eda-Pierre, J. Van Dam, D. Perriers,

13, 15, 19, 24, 29 juillet et 3 août 1978, Aix,
Alcina (Ruggiero)
Leppard / Lavelli / Bignens
avec C. Eda-Pierre, A. Murray, V. Masterson, P. Langridge

18 juillet 1979, Aix [T Berganza n'a chanté que la générale]
Werther (Charlotte),
Casadesus / Fall / Acquart
avec N. Shicoff, C. Barbaux, JM Frémeau, JP Courtis

7, 9, 11, 14, 16, 19 avril 1980, Paris, Garnier,
Le Nozze di Figaro (Cherubino),
Von Dohnanhy / Strehler / Frigerio
avec W. Schone, M. Price, M. King, I. Cotrubas / S. Ghazarian / O. Miljakovic / L. Popp, T. Berganza

9, 12, 15, 18 mai 1980, Paris, Favart,
Carmen,
Dervaux / Faggioni / Frigerio avec P. Domingo / Alain Vanzo, R. Raimondi, K. Ricciarelli
[TV]

22, 25, 28, 31 décembre 1982, Paris, Favart,
Carmen,
Garcia-Navarro / Faggioni / Frigerio
T. Berganza, Alain Vanzo, Y. Kenny

16, 21, 26, 30 mai et 3 juin 1989, Paris, Bercy,
Carmen,
L. Foster / PL Pizzi
T. Berganza, N. Shicoff / J. Boback (16), A. Fondary, A. Ferrarini

Précisons le programme d'un récital bien particulier,
10 février 2003, Paris, Favart, récital
« Les grandes voix s’amusent » : « Deh vieni alla finestra » (Don Giovanni), « Pourquoi me réveiller » (Werther) , « O du mein Holder », (Tannhaüser), « Madrid, Madrid », « Besame mucho », « Lili Marleen », etc…et en bis : Carmen, « Près des remparts de Séville », « L'addio di Rossini ai Parigini », « Voi che sapete » (accompagné à la guitare par José Maria Gallardo del Rey) et « Tempranita » (la Tarentula)

Chronologie établie par Jérôme Pesqué.


Le site officiel de Teresa Berganza : www.teresaberganza.com


Ce dossier a été préalablement publié sur ODB-opera.com en 2007.

L'interview de Teresa Berganza se trouve ici.