dimanche 31 août 2014

Dans les jardins de William Christie (23 août 2014)




 « Jardin remarquable » ? Ô combien !

Cela fait déjà trois ans que William Christie a ouvert la clôture de son jardin d’Armide aux visiteurs férus de nature et de musique pour un festival, Dans les Jardins de William Christie, où se mélangent familles en goguette, amateurs éclairés et curieux enchantés…

Fidèle à sa pensée créatrice qui depuis toujours laisse une belle part à la patiente reverdie, les métamorphoses et la floraison (de talents, de voix, de découvertes), comme en témoignent, depuis des décennies Les Arts Florissants puis le Jardin des Voix, William Christie continue à tisser ses sortilèges pour la plus grande joies de petits et grands.




Les deux hectares et demi de ses jardins – tant les caractères de cette nature apprivoisée s’enchevêtrent et se succèdent au détour des tilleuls et des ifs, des buis ou des charmes, ou d’un méandre de la Smagne – ménagent pour le promeneur, des surprises exquises qui le font s’arrêter un moment, puis diriger ses pas vers un autre délice, tout aussi fugace et flamboyant. A l’heure des visites du jardin, de l’atelier musical et des contes, ont succédé de brefs concerts (d’une quinzaine de minutes) qui s’égrènent aux détours du Jardin rouge, du Pont chinois, du Cloître, du Mur des Cyclopes et du Théâtre de verdure, pour s’achever sur la terrasse qui jouxte le Grand parterre… 


 


Ainsi, on peut glaner un air de cour de Le Camus, dont la plainte, « Amour, cruel amour », est magnifiée par la musicalité de Paul Agnew et soulignée par le théorbe de Jonathan Dunford ; des improvisations baroques d’un biscornu réjouissant (gaiement enlevées par J. Dunford et Douglas Balliett, contrebasse) ou encore effeuiller divers tourments amoureux, tels que les peignit Lambert dans des airs de cour à 4 et 5 voix, déployés avec une profondeur teintée de malice au fond d’un cloître dont l’appellation convient mal à l’exaltation de ces douleurs…

 
Maud Gnidzaz (dessus), Sean Clayton et Renaud Tripathi (hautes-contres),
Edouard Hazebrouck (taille), Laurent Collobert (basse), Brian Feehan (théorbe)



Le concert du soir se déroulait, quant à lui, sur le Miroir d’eau. Y a été installée une scène flottante, permettant au spectateur de jouir tant de la perspective sur l’étang que de cet écrin verdoyant dont la sérénité agreste soulignait le climat de la première pièce présentée, une charmante « pastorale héroïque »…




«Rameau maître à danser»
Jean-Philippe Rameau - Daphnis et Eglé* – La Naissance d’Osiris**
Reinoud Van Mechelen - Daphnis*
Elodie Fonnard - Eglé*
Magali Léger – Amour*, Pamilie**
Arnaud Richard - Grand Prêtre* **
Pierre Bessière - Jupiter**
Sean Clayton - Un berger**
Nathalie Adam, Robert Le Nuz, Anne-Sophie Berring, Andrea Miltnerova, Ari Soto  - danseurs
Chœur des Arts Florissants et étudiants de la Juilliard School
Arts Flo Juniors et Les Arts Florissants
William Christie - direction musicale

Sophie Daneman - mise en espace
Françoise Denieau – chorégraphie
Alain Blanchot – costumes

Divertissements créés à Fontainebleau en 1753 et 1754, ces deux pièces courtes de Rameau ne comptent pas parmi celles souvent représentées (bien que la seconde ait auparavant été reprise par Hugo Reyne en 2005 à la Chabotterie.)… On doit sans doute à aux célébrations entourant les 250 ans de la mort du compositeur la remise au théâtre de ces deux curiosités ramistes. Non que William Christie ne se soit attaché depuis toujours à servir les ouvrages du maître dijonnais… Loin de la complexité de ses tragédies lyriques, ces deux actes bornent au divertissement toute leur ambition ; les intrigues en sont très simples (dans le premier opus, Eglé et Daphnis, voulant couronner leur lien au Temple de l’Amitié, en sont chassés par le Grand Prêtre, avant d’être éclairés sur leurs sentiments réciproques par l’Amour ; dans le second, Jupiter vient annoncer à Pamilie et aux bergers la naissance d’Osiris… comprendre, le Duc de Berry, futur Louis XVI.)

Ces trames qui se répondent ici de façon spéculaire par leur confrontation (et linéaire dans la mise en espace, la seconde partie couronnant fort logiquement la première par cette naissance), sont assez pour que Rameau y déploie les sortilèges d’une orchestration toujours plus inventive et surprenante, malgré ces intrigues, avouons-le, bien convenues. Toutefois cette Acadie fictive se teint ici d’un trouble plus mélancolique, coloré du crépuscule, du miroir de la pièce d’eau qui devient d’autant plus glauque que l’artificialité des éclairages souligne les lignes de forces d’une échappée vers l’horizon. Ce que la charmante mise en espace de Sophie Daneman gomme gracieusement par un théâtre dans le théâtre festif et la vivacité de ce jeu de bateleurs, est ainsi restitué par l’immensité de ce jardin qui renvoie ces jeux galants à leur réalité de simulacres…

Rêve et authenticité, œuvre de circonstance et sincérité des comédiens (témoins autant que protagonistes), danse et chant combinant leurs élans, bergeries fictionnelles et tonnerres surnaturels fusionnent ainsi au sein d’un tableau qui ne dédaigne pas un certain réalisme (les matériaux rustiques – paille, bois, étoffes colorées… – sont bien présents.)

Ceci, sous le regard de deux cygnes fort peu farouches, qui font irrésistiblement penser à l’un des épisodes les plus célèbres des Métamorphoses… Décidément, les charmes règnent ici suprêmes… Tous y participent, que ce soit le Daphnis suave de Reinoud Van Mechelen, l’Eglé sensuelle d’Elodie Fonnard, l’Amour primesautier de Magali Léger, les deux Grands Prêtres jupitériens d’Arnaud Richard ou un majestueux Pierre Bessière, sans oublier Sean Clayton, berger plus en demi-teinte.

William Christie magnifie le suc de ce marivaudage politique avec son élégance coutumière et une profondeur qui leste le propos ; tout en prestesse et vivacité lors des mouvements de danse (admirables passepieds, gavotte et tambourins) ; tout en mélancolie douce et élans qui flamboient ; dosant fragilité et éclats, rusticité et sophistication joueuse, vitalité et alanguissements. Un enchantement.

(Créé à Caen, ce spectacle fera l’objet d’un DVD. Il est actuellement regardable en streaming sur le site Culturebox. Dans le cadre de sa tournée, on le retrouvera également à Paris à la Cité de la Musique, les 21 et 22 novembre prochains.)


 



Un petit tour dans les jardins fantasmagoriquement illuminés par des quinquets aux flammèches oscillantes dans la brise du soir, et l’on pouvait diriger ses pas vers l’église de Thiré, pour l’une des « Méditations à l’aube de la nuit » qui refermait la journée.




André Campra
Messe à quatre voix « Ad majorem Dei Gloriam » (Kyrie – Christe – Gloria – Agnus Dei), entrecoupée par le Motet à voix seule, pour le Saint Sacrement (« O sacrum convivium ») et le Motet à trois voix, du Psaume LXXXIII « Quam dilecta tabernacula »
Maud Gnidzaz - dessus
Paul Agnew – taille et direction
Sean Clayton - basse-taille
Lauret Collobert - basse
Thomas Dunford – archiluth
Florian Carré - orgue

Dans la simple nef blanche où s’assirent deux centaines d’auditeurs recueillis, les codes habituels des concerts n’étaient plus de mise – comme le souligna Paul Agnew, demandant au public de ne pas manifester son approbation, afin de laisser le dernier mot à la musique. Cette brève allocution n’aurait sans doute pas été nécessaire, tant le silence qui entoura la dernière note était encore empli de la paix invoquée avec ferveur par Campra.

Le miroitement des chandelles sur les murs blanchis, l’intensité des solistes (Maud Gnidzaz prenant un envol céleste avec une grâce qui faisait écho au texte du motet ; les trois voix masculines se répondant dans un écho tout résonnant de douceur), la beauté de l’archiluth qui posait ses murmures sur la supplication humaine et les couleurs de l’orgue, tout contribuait à conduire vers cette « obscure clarté qui tombe des étoiles. »

   
Ce texte a été rédigé pour ODB-opera.com
Photographies © E. Pesqué

Les Jardins de William Christie (Thiré, Vendée)



Labellisés « Jardin remarquable » en 2004 par le Ministère de la Culture, les Jardins de William Christie sont sortis de terre ex nihilo. En 1985, quand le chef et claveciniste d’origine américaine a un coup de cœur pour cette maison de maître ‘ou « logis »), demeure et terres avoisinantes sont laissées à l’abandon.

Ce logis vendéen datant de la fin du XVIe siècle, était la métairie du château de Terre Neuve. Passée dans les mains d’Octave de Rochebrune au XIXe siècle, elle devint par la suite une ferme. Elle a été classée à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 2006.

La restauration de la maison démarre en 1986 ; l’élaboration des jardins, l’année suivante. Il ne s’agit pas ici de « reconstituer » un jardin antérieur puisqu’il n’y en eut sans doute jamais, mais d’en créer un qui s’harmonise avec la demeure et le paysage (le cours de la Salmagne, toute proche, a été respecté), tout en puisant dans les formes diverses de l’histoire des jardins…

Le jardin d’Armide ainsi créé est aussi varié que le répertoire de l’ensemble Les Arts florissants… mêlant des éléments inspirés des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles européens et américains : on retrouve ainsi au gré de la promenade, parterres à la française, bosco ou mixed-border.

Ouverts 1er au 10 juillet inclus et en septembre, les jardins sont également accessibles au public lors de Rendez-vous aux jardins.

Plan des jardins. (Cliquer sur les photos pour les agrandir)





  
 Le théâtre de verdure

 









Le cloïtre

 

















 

Le grand parterre















La terrasse

















 




 


   Le pigeonnier                            L’allée de noisetiers

 


 Le miroir d’eau








 Le verger

 

 


 Le jardin américain


Site de Thiré, Jardins de William Christie : www.jardindewilliamchristie.fr

Un ouvrage bilingue (français –anglais) présentant les jardins a été édité par les Editions du CVRH (2014), Les Jardins de William Christie. (Martine Kahane, coordination)

Photographies © E. Pesqué

samedi 23 août 2014

Good Night Valentino (court-métrage, 2003)



New York, août 1926. Rudolph Valentino (Edoardo Ballerini) rencontre l’écrivain, journaliste et critique littéraire H. L. Mencken (John Rothman), pour lui demander conseil. L’acteur fait face à une campagne de diffamation dont il ne sait comment se dépêtrer…





Ce court-métrage magistral est une jolie étude psychologique qui s’appuie sur des faits réels, ainsi que sur la tribune de l’écrivain parue quelques temps après la mort de l’acteur.

Le 18 juillet 1926, le Chicago Tribune publie un éditorial (anonyme) qui rendait Rudoph Valentino responsable de « la féminisation du mâle américain ». 
Le journaliste prenait prétexte de l’installation de l’installation d’un distributeur de poudre de riz (rose) dans les toilettes pour hommes d’un dancing pour attaquer violemment l’acteur dont la popularité « exotique » dérangeait. Son côté latin lover irritait autant certains hommes que son attitude de métrosexuel avant la lettre en faisait un modèle pour bien d’autres (quand il se laissa brièvement pousser la barbe, ce fut un cri unanime chez les barbiers qui craignaient de perdre des clients !). Valentino avait pourtant pris soin de casser son image en jouant dans The Eagle, film d’aventure qui lui donnait l’occasion d’incarner un personnage plus proche des emplois de Douglas Fairbanks… et du modèle « viril » attendu par certains spectateurs.

L’éditorial ne mâchait pas ses mots :

[…] Une machine distributrice de poudre de riz… Dans des toilettes pour homme ! Voilà où nous en sommes en 1926 et c’est sans doute à Rudolph Guglielmi, alias Rudolph Valentino que nous devons cela car il ne sort jamais sans son poudrier. Homo Americanus ! Pourquoi quelqu’un n’a-t-il pas tranquillement noyé Rudolph Valentino il y a quelques années ? Cela aurait évité qu’il soit importé aux Etats-Unis… Comment peut-on accepter, dans une métropole du XXe siècle, les cosmétiques masculins, les sheiks [allusion au film, mot passé dans l’argot courant : personnage de séducteur], les pantalons charlestons, les bracelets d’esclaves [Valentino ne se séparait pas d’un bracelet-chaîne en or dessiné pour lui par son ex-épouse Natacha] qui étaient déjà – pour ceux qui avaient le mépris des lois et une aptitude au crime – à la limite de ce qui était permis il y a un demi-siècle ?
[…] Hollywood est l’école nationale de la masculinité et Rudy, le séduisant fils d’un jardinier, serait le prototype du mâle américain. Oh ! là là, mon mignon !
(Traduction : Jeanne de Recqueville, Rudolph Valentino, Editions France-Empire, 1978, p. 124)


Fou de rage, Valentino tenta d’apprendre le nom du journaliste, ce qui se révéla impossible. Il finit, poussé par son agent (qui pensait à la publicité qui en découlerait, puisque le dernier film de Valentino, The Son of the Sheik, allait sortir) par provoquer ce dernier à un duel… sous la forme d’un match de boxe ! Le journaliste anonyme le resta, et cela finit par un match de Valentino contre  le journaliste sportif Frank “Buck” O’Neil… que l’acteur assomma bien proprement. (Il prenait des leçons de boxe avec le champion Jack Dempsey…)

Cela ne calme pas la polémique, Valentino l’alimentant lui-même par sa fureur… et ses fréquentes mentions du texte lors de ses interviews et déclarations publiques et privées…

Séjournant à New York pour la première du Son of the Sheik, lors d'un été caniculaire, Valentino va trouver Mencken, surnommé le « sage de Baltimore » : ce dernier lui conseille de laisser dire et de ne pas y prêter attention… 

Frappé par un ulcère gastrique qui entraine une péritonite aggravée par une pleurésie, Valentino meurt dix jours plus tard, le 23 août 1926 (Sur son lit d’hôpital, après l’opération, il continua d’être obsédé par ce texte : il demanda au médecin s’il s’était comporté comme un homme ou comme une « houppette rose » !). Sa chapelle ardente est entourée de scènes d’hystérie collective, dont les images sont conservées par les actualités filmées.




Le 30 août 1926, Mencken publie une tribune relatant cette rencontre, « Valentino », dans le Baltimore Evening Sun. (Elle fait partie d’une sélection de ses textes, dans The Vintage Mencken, p. 170 sq.)

C’est ce très beau texte qui sert de fondement au court-métrage : ce texte donne d’ailleurs sa matière au monologue en voix off de Mencken (John Rothman, dont l’empathie manifeste vis-à-vis de son interlocuteur fait merveille). En Valentino, Edoardo Ballerini, sans tenter d’être une copie de l’original, parvient à en délivrer une évocation qui est à la fois un hommage sincère et une recréation très crédible. L’interaction entre ces deux célébrités des années 20 est également très finement construite, jouant tout autant sur une véritable écoute et un montage très éloquent. Le personnage de la petite bonne du palace (Blaire Chandler) sert de rappel discret de l’impact qu’avait l’acteur sur son public féminin.

Dommage que parmi les ajouts d’un dialogue évoqué par l’écrivain dans sa chronique se glisse une erreur de taille : Valentino était alors divorcé de sa seconde épouse (dont il restait obsédé), Natacha Rambova, ancienne danseuse et designer très douée. Il vivait alors une liaison tapageuse avec l’actrice Pola Negri (dont la douleur théâtralement extériorisée à sa mort la discrédita auprès du public). Sa première épouse, la starlette Jean Acker, une lesbienne assez notoire, n’avait consenti à ce mariage que pour échapper à une relation compliquée avec l’actrice Alla Nazimova. (Apparemment, le naïf Valentino ignorait tout de cette liaison à l’époque.)

Si le film colle à la narration de Mencken, il n’en est pas pour autant une illustration servile. Entre couleur et noir et blanc, c’est un très bel hommage à une figure aimée du cinéma des années 20 et une réflexion sur l’image privée et publique, la force des médias et la célébrité destructive.


Soudainement, j’eus une illumination – j’étais trop stupide ou il faisait trop chaud pour que je m’en rende compte avant – que ce dont nous discutions n’était en fait pas du tout ce dont nous conversions. Je commençais à regarder Valentino avec plus d’attention. Un jeune homme curieusement naïf et enfantin, qui ne devait pas avoir tellement plus de trente ans, et avec un charmant air d’inexpérience. A mes yeux, en tout cas, pas beau, mais cependant plutôt attirant. Il y avait une finesse évidente chez lui, même ses vêtements n’étaient pas ceux de son horrible métier. Il commença à parler de son foyer, de sa famille, de sa jeunesse. Ses mots étaient simples, et pourtant, malgré cela, très éloquents. Je pouvais encore voir le mime devant moi, mais de temps en temps, brièvement et sombrement, il y avait l’éclair de quelque chose d’autre. Ce quelque chose, je finis par en conclure que c’était ce qu’on appelle communément, faute d’une autre expression, un gentleman. En bref, l’agonie de Valentino, c’était l’agonie d’un homme pourvu de sentiments relativement civilisés, plongé dans une situation de vulgarité intolérable, qui détruisait sa paix et sa dignité – nenni, dans une série complète de situations semblables.

Ce n’était pas cet épisode insignifiant de Chicago qui le rendait fou ; c’était l’entière futilité grotesque de sa vie. Etait-il parvenu, à partir de rien, à un vaste et étourdissant succès ? Alors ce succès était vide autant que vaste – un rien colossal et absurde. Etait-il acclamé par des foules en délire ? Alors chaque fois que les foules hurlaient, il se sentait rougir à l’intérieur. La même vieille histoire que celle de Diego Valdez, mais avec un nouveau côté poignant. Valdès, quoi qu’il en soit, était Grand Amiral d’Espagne. [Allusion à un poème de Kipling] Mais Valentino, avec ce zeste de finesse en lui – il avait un côté commun, aussi, mais il y avait un grain de finesse – Valentino était uniquement le héros de la populace. Les imbéciles le cernaient comme un troupeau épais. Il était pourchassé par les femmes – mais quelles femmes ! (Considérez la comédie sordide de ses deux mariages – la passion à deux balles, parsemée d’étoiles (comme le drapeau américain) qui envahit son lit de mort !) Le phénomène, au début, doit l’avoir simplement sidéré. Mais, durant ces derniers jours, à moins que je ne sois un plus mauvais psychologue que les professeurs de psychologie, cela le révoltait. Pis, cela lui faisait peur. […]
(H. L Mencken. Traduction : E. Pesqué)


Good Night Valentino (sur IMDB.com)


Commercialisé en DVD dans le "shorts! volume 2" édité par la Festival Film Collection, 2004. 
Egalement disponible en streaming sur le site IMDB. (VO non sous-titrée)

Court-métrage américain (2003)
Réalisateur : Edoardo Ballerini
Scénario : Edoardo Ballerini et John Rothman
Photographie : Tim Ives
Musique : Igor Khoroshev
Producteurs : Edoardo Ballerini, Adam Cohen, Jean-Philippe Girod et John Rothman
15 minutes.